Vivre à Shanghai : témoignage

Damien Langlois est étudiant en Achats Internationaux à l’EM Strasbourg et effectue une année d’échange universitaire à Shanghai University. Il nous partage aujourd’hui son expérience de la mégalopole chinoise.

Que l’on soit clair, vivre à Shanghai en tant qu’expatrié c’est accéder à un niveau de vie supérieur.

Vous ne dépasserez que très rarement les 3 € pour une course en taxi ou 15 € pour un repas occidental. Néanmoins, tout l’intérêt est de savoir manger local la plupart du temps, et vous ne vous délesterez que de quelques 2 ou 3 € maximum. Et pour le prix d’un paquet de cigarettes en France votre « Mac Do » sera livré chez vous !

Arrivé dans la « Perle de l’Orient » il y a maintenant trois mois de ça, j’étudie à la Business School de la Shanghai University pour ma dernière année de Master.

A 22 ans, me voilà à l’autre bout du monde parmi une large communauté occidentale. La ville attire des travailleurs et étudiants du monde entier ce qui crée une ambiance particulière, mêlant traditions et multi culturalité.

Mon 40m² que je loue 400 € par mois dans un immeuble de standing est situé dans le district de JingAn, un quartier central et très agréable à vivre. Les rues sont jonchées de petites boutiques et vous êtes certains d’y trouver tout ce qu’il vous faut à moindre prix. Des supérettes, quincailleries, vendeurs de DVD, restaurants locaux ou occidentaux. En parlant de nourriture, il est amusant de manger quelques brochettes ou ravioles dans la rue parmi les Chinois avec lesquels il est difficile de communiquer sans parler le mandarin. Malgré la dimension internationale de ce que certains appellent la « New York » de l’Orient, peu de Chinois parlent Anglais, excepté certains étudiants ou autres hommes d’affaires.

Pour se déplacer, la rapide expansion du métro Shanghaien rend désormais chaque recoin de la ville accessible (comptez entre 30 et 80 centimes d’euros par trajet). Pour les parcours plus courts ou si vous ne voulez pas vous perdre, donnez l’adresse de votre destination (en caractères chinois) aux chauffeurs de taxi qui connaissent la ville comme leur poche et il vous y déposera directement en échange de 3 € maximum.

Shanghai est une ville sur laquelle l’on pourrait s’étendre pendant des heures. Mes trois premiers mois ici m’ont permis de rencontrer beaucoup de monde mais on se rend très vite compte que la ville reste un lieu de « passage ». On ne se s’y installe pas éternellement. Les gens font leur business, et repartent.

Je me rappelle d’un jeune homme avec qui j’avais partagé le taxi. À la question «Que fais-tu à Shanghai ?» il a répondu :

« Je veux faire mon million, comme tout le monde ici. »