Richard Branson, un milliardaire passionné par la vie

Une fois rentré des Etats-Unis, j’ai lu l’autobiographie de Richard Branson, Réussir… et après. Parmi les milliardaires bien connus du grand public, très peu m’ont autant inspiré que le patron de la nébuleuse Virgin. Son style de vie, sa vision de la vie même, ont beaucoup à nous apprendre.

Il se dégage de cette autobiographie une sorte de goût du challenge. L’auteur aime tellement la vie qu’il veut la goûter à pleines dents, expérimenter le plus de choses possible et repousser toujours plus ses limites.

On  vous partage ici quelques citations sur des thèmes abordés par Sir Branson dans son livre.

Dénicher les meilleurs talents : le « prototype » Virgin

« Allez à leur rencontre. Ils sont curieux de nature et regardent la vie en face. Ils aiment travailler en équipe. Ce sont des bons vivants. Ils ont de l’humour. Je ne sous-estime pas les diplômes, mais ils ne m’apprennent rien sur celui ou celle qui les a obtenus. A un parcours universitaire traditionnel, je préfère le bon sens et la réactivité. C’est le plus important. A ce qui a construit une personnalité s’ajoute l’expérience de la vie. C’est ce qui compte.

Je suis en permanence à l’affût des meilleurs talents débordant d’énergie et d’enthousiasme, mais ils ne sont pas légion. »

Garder des équipes fraîches, soudées et de petites tailles

« Comme dans la distribution d’une pièce de théâtre, il faut changer régulièrement les équipes en place ; quand les comédiens jouent trop longtemps ensemble, ils finissent par perdre un peu de leur fraîcheur. […] Dans nos premières années, dès qu’une de nos entreprises dépassait la centaine de personnes, je convoquais les adjoints du directeur, du directeur des ventes et du directeur du marketing. « Vous êtes maintenant directeur, directeur des ventes et directeur du marketing d’une nouvelle entreprise. » Nous divisons alors la société en deux, et dès qu’elles atteignaient à leur tour un effectif de cent, je recommençais. »

Adieu le protocole

« Un article consacré à Virgin m’avait particulièrement frappé l’année de mes 21 ans. Nous étions décrits comme « une organisation professionnelle manquant de professionnalisme », cette expression sibylline est à mes yeux le plus beau compliment qu’on puisse faire à un entrepreneur […] La hiérarchie a toute son utilité. Chacun est à sa place et connaît ses attributions, mais on ne perd pas de temps en préséances quand trois collaborateurs se retrouvent dans la même pièce. Je déteste le protocole et je pourrais citer cinquante occasions où il a bloqué et étouffé la communication. »

Savoir reconnaître ses erreurs

« Défendre sa réputation. Ne pas avoir peur de se tromper. Voilà mes principes de base. Contrairement à ce que pensent de nombreux chefs d’entreprise, ils ne sont pas antinomiques. Il est indéniable qu’en cas de problème grave, si l’image de l’entreprise a pris des coups, elles les traînera pendant des années. […] Pour ce qui est de la communication, rien ne doit être laissé au hasard. Virgin tient à avoir des contacts très étroits et permanents avec la presse. Elle sait qu’en cas de difficultés nous n’avons pas l’habitude de nous défiler et que nous ne passons pas notre temps à chercher des excuses. »

Croire en ses projets les plus fous

« A 30 millions de dollars, ce n’est pas du tourisme spatiale ; c’est la possibilité pour des gens fortunés de s’offrir un plaisir hors du commun, mais aussi de subventionner la recherche spatiale russe. La probabilité de voir un touriste dans l’espace est actuellement de 1 sur 1 milliard, mais j’ai bien l’intention de réduire ce chiffre de façon drastique. »