L’impact du Brexit sur la firme française et sur le monde de la Finance

Brexit

Le Brexit n’a pas été une décision sans conséquences. En effet, le départ du Royaume-Uni de l’UE a entraîné des impacts, d’une part sur le royaume lui-même, d’autre part, sur les pays membres de l’UE dont la France. Il y a donc lieu de voir les répercussions engendrées par le Brexit, par ce divorce entre ces deux grandes puissances mondiales, sur la France, et plus particulièrement sur les activités des entreprises nationales, ainsi que sur le monde de la finance.

Tendance générale de la situation post-Brexit

Le Brexit a entraîné un blocage dans le monde de la concurrence. En effet, ne faisant plus partie de l’UE, les britanniques ont fermé leurs frontières en retirant par cela le libre accès à leur territoire par les autres pays membres de l’UE, dont la France. Concernant le cas de la France, il en résulte alors des problèmes sur le plan financier et dans la gestion des entreprises françaises. 

En conséquence, d’une part, certaines entreprises s’apprêtent à quitter le territoire britannique. Pour voir de plus près l’impact du Brexit sur une firme française en particulier, vous êtes invités à regarder le témoignage de Julien Vautelun entrepreneur français.

D’autre part, certaines banques ont déjà haussé la valeur des rémunérations de leurs salariés par crainte d’une fuite d’employés aux bénéfices de banques étrangers voulant s’implanter sur le territoire. À propos des entreprises dans le domaine du transport et du tourisme, les entrepreneurs craignent que cette séparation leur coûte assez cher. En effet, les frontières sont plus difficiles d’accès, à cause du rétablissement des frais de douanes, entraînant tout problème de circulation de biens, de services et surtout de personnes. Les marchés quant à eux, risquent de connaître des turbulences financières. Voyons de plus près le cas des entreprises françaises.

Impacts du Brexit sur les entreprises françaises

Il y a lieu de savoir qu’en 2019, le taux d’exportations de la France a connu un ralentissement. En effet, ayant eu un taux de +3,9% en 2018, ce taux est passé à 3,3% en 2019. En d’autres termes, ce taux peut être traduit par une perte de plus de 3 milliards d’euros à l’export. Quant aux importations, le ralentissement se montre plus vif. En effet, son taux est passé de +4,3% en 2018, à +2,2% en 2019. Toutefois, théoriquement, la France a connu une balance commerciales positive. C’est-à-dire qu’elle exporte plus qu’elle n’importe. Par conséquent, cette tendance favorise l’économie locale et la création de richesse malgré ces ralentissements. En effet, actuellement, l’excédent français est d’environ 11 milliards d’euros. De toutes manières, le rétablissement soudain des frais douaniers a entraîné la réduction des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et la France. Cependant, malgré cette vision théorique qui considère le Brexit comme favorisant la richesse nationale, l’INSEE prévoit un ralentissement net des activités, voire un recul à long terme. En effet, selon les analyses de l’INSEE, le PIB français connaîtra une baisse de 1,7%, accompagné d’un recul de 0,6% de la richesse, visible dès l’année suivant le Brexit. Un divorce pouvant être néfaste pour certaines entreprises françaises ainsi que leurs salariés mais pouvant être bénéfiques pour d’autres.

Brexit: quelques cadres français profitent de la concurrence

Selon une analyse de Robert Walters en 2018, les banques nationales prévoient une nette augmentation des salaires des cadres français de 2%. Cette hausse est expliquée par la crainte des banques hexagonales d’une fuite de cerveaux. En effet, suite à cette séparation radicale, certaines banques étrangères prévoient de s’implanter sur le territoire et notamment à Paris. Ce phénomène pourrait se poursuivre l’année suivante. Par exemple, la banque anglaise HSBC a informé avoir envoyé la totalité de ses succursales européennes, exceptées celles qui sont allemandes à sa filiale française. De plus, le Financial Times, un quotidien britannique sur l’économie et la finance a écrit en 2018, un article prévoyant que Paris pourrait devenir le point d’accès en Europe, de trading après le Brexit. Ce qui est une très bonne chose pour le domaine financier car cette tendance peut favoriser le développement de la métropole, grâce à son attractivité.

Des turbulences financières et un ralentissement du transport routier

La séparation du Royaume Uni de l’UE a engendré des répercussions planétaires pouvant impacter le développement international. D’une part, les bourses de Francfort et de Paris ont ouvert en baisse de 10%, d’autre part, celle de Londres, de 7%. Enfin, celles de Tokyo et Hong Kong ont complètement plongé. Par conséquent, les marchés se sont rués sur l’or. Le cours de l’once a atteint sont pic le plus haut depuis 2 ans juste après les résultats du référendum. 

Concernant le monde du transport routier, de nos jours, près de 4.000 poids lourds circulent par Calais quotidiennement. Or, suite au rétablissement des frais douaniers, les camions vont être ralenti car à cause des complications à la douane, ils peuvent y passer des heures et des heures. Les échanges commerciaux et les activités sont donc ralentis.